La solution à la crise? Penser local pour développer local.

La crise est un cycle qui revient périodiquement et qui consiste à enrichir les plus riches et appauvrir tous les autres. C’est le renforcement des principes du système capitaliste qui ne tient plus que par la grâce des puissances financières qui tiennent tous les leviers du pouvoir. Nos dirigeants nous proposent toujours les mêmes solutions pour sortir de la crise et notamment celle d’abandonner toujours plus notre souveraineté, notre pouvoir de décision et de sanction, la démocratie quoi. La démocratie, la loi du peuple pour le peuple et par le peuple, ne peut qu’inquiéter légitimement les oligarques du monde entier or bien évidemment c’est LA solution pour nous sortir réellement de cette crise.

La globalisation crée la crise

Le globalisme économique n'est pas un humanisme
Le globalisme économique n’est pas un humanisme

Le système capitaliste s’est globalisé parce que les puissances financières, commerciales, industrielles, voulaient faire toujours plus de profits et contrôler les paramètres économiques des états pour ne pas avoir de mauvaises surprises. Il leur faut donc unifier toujours plus les règles économiques pour qu’elles puissent être sûr de pouvoir valider leur stratégie quel que soit l’état dans lequel elles décident d’investir. C’est ainsi qu’elles deviennent des multinationales avec des budgets colossaux supérieurs à celui de bien des états économiquement développés, se créant ainsi un pouvoir toujours plus conséquent en utilisant le chantage suivant:  » Dans votre pays je pèse 10 000 emplois et si vous m’emmerdez je délocalise ». Voir à ce sujet la tragicomédie pitoyable de Florange où le gouvernement a fait étalage de toute l’hypocrisie dont il était capable car il était bien évidemment incapable de nationaliser une entreprise globalisée. Exactement la même hypocrisie économique que Sarkozy on est bien d’accord (Lien).

La loi capitaliste globale dans laquelle nous vivons a pour objectif d’empêcher toute tentative d’intervention étatique au nom de la défense des intérêts collectifs. Il faut donc tout privatiser. Je rappelle que nous vivons sous la loi du marché qui exige la concurrence libre et non faussée. Non faussée par qui? Par les interventions étatiques intempestives bien entendu. L’ennemi du capitaliste c’est l’état, la collectivité. C’est pour cela que les capitalistes se sont arrangés en lobbys pour peser sur les institutions chargés de faire les lois sensées protéger les citoyen des abus en tout genre. C’est ce qu’on appelle la corruption et c’est le sport bruxellois en vogue:

Et pour être sûr de voir leurs intérêts économiques prorogés ces lobbys achètent directement les politiques. Droite ou gauche? Républicain ou démocrate? Quelle différence au fond? Aucune.

Au vu de ces reportages on ne peut que penser que la crise sert en fait à donner encore plus de pouvoir aux riches. Et pour en faire quoi? A votre avis? La paix dans le monde et la prospérité pour tous? Vraiment? Plutôt pour accentuer toujours plus leur pouvoir sur les institutions chargés de gérer nos vies. L’argent achète tout y compris, et surtout, notre quotidien. Dans ce système capitaliste nous ne pouvons que subir la loi des riches.

A ce sujet deux infos amusantes sont sorties au même moment et viennent illustrer parfaitement mon propos. Alors que le monde est encore en crise, que les plans d’austérité sont toujours à l’ordre du jour, voilà qu’on nous apprend que les marchés financiers font la fête et que le CAC 40 est à son plus haut de l’année! (Lien) Mais pire, cette info vient se télescoper avec une autre qui nous est plus destinée à nous le peuple servile, qui est: la BCE nous annonce une récession de la zone euro en 2013! (Lien) Deux informations qui illustrent parfaitement la réalité de cette crise où nos dirigeants font tout ce qu’ils peuvent pour sauver les marchés à notre détriment. Est-ce cela la justice sociale? la démocratie? L’égalité?

La crise crée la globalisation

La zone euro un globalisme au service des puissance capitalistes
La zone euro un globalisme au service des puissance capitalistes

Et pour faire face à la crise quelle est la réponse de nos dirigeants? Toujours plus d’intégration économique des états pour construire un marché unique sur le même dogme du libre-échange non-faussé c’est-à-dire sans règle. C’est exactement ce que s’apprête à devenir officiellement l’union européenne fédérale. Le fédéralisme étant l’ajout d’un gouvernement supra-national (c’est-à-dire au-dessus des états) qui dirigera l’économie, la politique de défense, la politique étrangère, …pour tous ses membres. Exit les indépendances nationales. C’est le projet très claire de la commission européenne (la voix des lobbys) vers ce qu’elle appelle l’Union Économique et Monétaire:

Et ce projet fédéral européen doit évidemment s’intégrer dans l’union fédérale nord-américaine aussi en construction. Voir le président du parlement européen se prononcer très clairement pour un libre-échange avec les USA créant ainsi le grand marché transatlantique, rêve de tous les capitalistes.

Tout cela pour bien vous montrer que non seulement ils ne se cachent pas mais qu’on y va tout droit! Et avec la bénédiction de nos parlementaires de droite et de gauche qui sont tous vendus à cette vision du future. Pour l’oligarchie mondiale cela ne semble pas faire un pli et nous aurons notre nouvel ordre mondial que ça nous plaise ou non!

La solution? Penser local pour développer local.

Penser local pour développer local.
Penser local pour développer local.

Une fois qu’on a bien exposé le plan de développement de l’oligarchie mondiale qui se fera sur notre dos et exigera de notre part toujours plus de sacrifices on se pose la question de savoir comment combattre? Comment empêcher cette atrocité capitalistique d’arriver? Oon peut manifester de plus en plus violemment , on peut se mettre en grève, on peut descendre dans la rue et tout casser…mais cela ne changera rien puisque le rapport de force ne sera pas en notre faveur. C’est l’oligarchie mondiale qui détient le pouvoir de police, de l’armée et donc des armes. Nous on a que nos fourches pour les attaquer…

Non la véritable, la seule et unique solution est de penser local pour développer local. C’est-à-dire enrichir directement notre réseau local plutôt que les multinationales soumises aux aléas inévitables de la mondialisation capitaliste. L’idéal est de se créer un réseau local de survie du producteur au consommateur sans passer par des intermédiaires. Activer les SEL, créer de l’échange de compétences qui nous mènent à sortir du système global. Bien sûr je n’invente rien mais c’est la SEULE solution viable pour toute l’humanité sur cette planète.

Cela exige un changement radical d’état d’esprit en nous opposant à la vision globaliste mondialiste qui nous dit qu’il faut enrichir toujours plus les riches car inévitablement ça enrichit les autres, alors qu’en fait on se rend bien compte que cette vision ne fait qu’accroître les inégalités malgré l’augmentation en trompe-l’œil de la richesse produite. Le PIB est bien évidemment un très mauvais calculateur du bien-être d’un pays puisqu’il ne prend en compte que la richesse produite. Or si elle ne s’appuie que sur quelques individus au détriment de la collectivité on peut dire qu’elle n’apporte pas de progrès à la collectivité humaine.

Nous devons donc bien au contraire partir de la vision exactement inverse en favorisant la richesse des locaux pour qu’ils puissent créer des emplois locaux donc alimenter une économie locale et permettre aux locaux d’augmenter leur niveau de vie. Cette augmentation des richesses locales alimentant naturellement la richesse globale de l’humanité. On peut parler d’une vision mondialiste à l’envers et c’est celle-là qui pérenniserait notre société humaine sur l’ensemble de la planète. Il faudrait donc favoriser et privilégier les initiatives locales au détriment des conglomérats transnationaux qui écrasent justement toute tentative d’émancipation de leur système capitaliste autoritaire. Il faut défendre le paysan indien contre Monsanto par exemple. Car le paysan fait vivre localement un écosystème qu’il peut ensuite développer en s’unissant avec d’autres écosystèmes qui seraient susceptibles ensuite de diffuser dans le monde entier. C’est l’image des cercles qui se construisent puis s’unissent pour construire de plus grands cercles et finissent par construire enfin le grand cercle englobant l’humanité toute entière. Un grand cercle que l’on peut appeler alors mondialisme réussi puisque toutes les particularités locales apportent leur pierre à l’édifice final.

Ainsi on respecterait toutes les traditions, toutes les initiatives citoyennes qui permettraient de créer des cercles locaux en sachant que ces cercles finiront par enrichir le cercle final englobant l’humanité. C’est une autre vision mondialiste de l’humanité et c’est la seule viable car elle est basée sur un dogme de vie et de dignité pour tous, contrairement à la vision globaliste actuelle qui ne profitera qu’à une élite mondiale au détriment de tous les autres pour en faire des esclaves. Cela peut se faire très facilement il suffit de le vouloir pour le mettre en place. Cela existe déjà peut-être dans notre entourage. A nous de faire l’effort de nous y intéresser pour créer notre propre système de développement assurant la survie de toutes et tous.

Note: On peut commencer à détruire le système global en y incorporant des virus citoyens comme cette initiative du maire de Naples qui crée sa propre monnaie (Lien)

Note 2: Penser local pour développer local s’oppose aussi à l’autre vision internationaliste mondialiste qui nous dit de penser global pour agir local. Non! Si on se demande si notre action doit avoir un impact au niveau international alors on n’agit plus. Nos besoins locaux sont différents selon nos habitats, nos territoires et il ne faut pas tout mélanger. Ce qui est bon pour nous ne l’est pas forcément pour d’autres. Il ne faut donc pas se mettre une barrière psychologique consistant à vouloir imposer un système unique de développement pour tous avec les mêmes droits, les mêmes devoirs, les mêmes effets…Commençons d’abord par nous occuper de nous, de notre développement, c’est ensuite que nous constaterons l’impact sur le global.

Je vous encourage vivement à suivre ce que fait Etienne Chouard sur le développement de la démocratie: Son blog

D’écouter ce que nous dit Piero San giorgio sur la survie: Lien

Et vous trouverez de multiples liens d’initiative citoyenne sur ce blog: Lien

Retrouvez toutes les infos engagées dans un portail actualisé: ICI

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9 réflexions sur “La solution à la crise? Penser local pour développer local.

  1. D’abord je voudrais commencer par dire que la crise n’est pas mondiale car elle concerne exclusivement l’Europe et les Etats-unis.Les autres sont épargnés par cette pseudo crise.
    Nous sommes un peu dans la situation qui a précédé la 2eme guerre mondiale avec une crise aigüe qui avait frappé de plein fouet l’Europe dû principalement au kracht boursier de 1929 aux USA(déjà tient tient comme aujourd’hui). Et tout ça a donné une guerre globale puisque l’Allemagne avait décidé de prendre une autre route que celle de »l’ordre mondial ».
    Il existe des solutions pour sortir de cet impasse,bien sûr.La 1ere est de comprendre que nous vivons dans 1 démocratie illusoire avec 2 partis en France qui se partage le pouvoir(ump et ps) pour une même politique,c’est celle d’abandonner la souveraineté française.
    Il est plus que temps de passer d’une démocratie représentative à une démocratie participative.Les élus ne sont autres que des illusionistes qui travaillent pour leur seul intérêt,qui touche des fortunes,ont tout gratuit,cumule des emplois alors même que les français ne peuvent même pas en exercer un seul,sans oublier aussi les malversations,les conflits d’intérêts et enfin le fait de s’organiser en groupe.

    Avons-nous besoin de ces gens là(ce sont souvent des personnes issues de la bourgeoisie ) pour nous représenter?
    Je ne crois pas et je vois plutôt des comités populaires qui pourraient le cas échéant représenter au mieux les intérêts du peuple,c’est à dire qu’au lieu de voter pour tel ou tel candidat,les gens pourraient s’organiser en comité ou en coopérative avec des paysans représentés par des paysans,des artisans par les artisans….

    Il faudrait aussi se débarrasser des conseils généraux pour avoir une meilleure régulation dans une vie qui s’organiserait en région,en clair développer les économies régionales.Mais pour pouvoir prospérer,ça nécessite obligatoirement une monnaie qui soit dévalué.
    Une organisation régionale dans le cadre de la France pourrait profiter à tout le monde.

    Une dernière chose,c’est qu’il était purement utopique de croire en une union européenne prospère car en définitive,celle-ci a été crée non pas pour éviter une nouvelle guerre mais au contraire pour détruire les états pour en créer un autre supra-national,une sorte de tour de contrôle destiné à créer un marché sans règle.

    La globalisation ne peut mener qu’à une chose,la catastrophe car appauvrir les peuples aura des conséquences très lourdes mais au delà la guerre en les différents blocs ne pourra mener qu’à une confrontation directe.

  2. Je vois une image, plutôt un dessin. Il y a une petite maison, avec un petit jardin, et tout autour Manhattan avec ses grattes ciels, Wall Street et c°.. Dans le tout petit jardin, les tout petites gens, cultivent localement… Pour l’instant, du moins ! Leur temps est compté. Charles Darwin, entre autre que de nous faire découvrir sa conception de l’évolution, nous apprit également une chose essentielle, que l’esprit humain, se refuse d’accepter en tant que fatalité. Tout et tous ceux, qui s’opposent à l’évolution, sont appelés à disparaître..Il en est ainsi, depuis que ce monde, est monde ! Sinon ? Nous serions toujours sur nos arbres, avec une seule préoccupation. Celle de cueillir des bananes, produit local du terroir… LOL !

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